Mise là pour se pencher et prendre une photo en regardant l'entrée du cour carré du Louvre, mais en partant, pleine des enfants étaient autour, soit l'admirer, le toucher ou le prendre en photo.
Je suis si heureuse que la pluie qui commençais à tomber à ma sortie de la maison n'a pas réussi à me décourager d'y aller! D'ailleurs, en sortant d'Argenteuil, il s'était arrêté déjà. C'est seulement vers cinq heures d'après-midi qu'un averse courte mais forte est arrivé.
D'ici-là, j'espère que tous les livres semés par les nombreux "bookcrossers" présents ont trouvé preneur. En plus, on les avait mis dans des sachets de plastique pour les attacher au pont.
Il y a des jours quand j'ai l'impression que rien ne se passe dans ma vie, mais hier, j'étais envahie par tellement des rencontres diverses que je ne sais même pas par quoi commencer.
J'ai pris presque cent photos et en les regardant soit en diaporama sous ci-dessous en musique, vous comprendrez, un peu, l'heure que j'ai passé sur le Pont des Arts, "passerelle piéton" sur la Seine.
A l'entrée, quelques artistes vendant leur savoir faire, j'ai commencé sans attendre semer quelques livres sur les bancs.
"Vous avez oublié..."
Non, c'est offert, à prendre à qui veut le lire.
Revenue une heure plus tard, j'ai eu la joie de revoir un d'eux discutant avec l'autre tout en serrant contre sa poitrine mon livre! En regardant cette image, je me suis rendu compte qu'il me demandait, un instant avant de loin "vous voulez le reprendre?"

C'est à ce moment-là que j'ai compris vraiment: ce qui n'est plus nécessaire pour l'un peut être le trésor pour un autre.
En plus des touristes, venant de Prague, Londres, Nigérie, Amérique, ce samedi-là, il y eu sur un banc trois offrant des livrets sur la "vraie lecture du bible" à mon étonnement, même en langue Roumaine! Ils me l'ont offert en Roumain, "Réveillez-vous", dit le titre, "peut la science et la religion s'entendre?"

Mais aussi tout une groupe des couples franco-américaines militant pour le candidat Obama à la Maison Blanche. J'ai eu ainsi au milieu de Paris un goût de la campagne américaine.

D'autres passaient en roller ou bicyclette, mais la plupart prenaient leur temps à admirer la Seine étincelant sous le soleil, les ponts environnants et le bout de Ile de la Cité, ou regarder les autres passer. Je me suis assis moi aussi, près de mes collègues pour boire une verre de jus d'ananas - tout en résistant vaillement au petits pains au chocolat offertes.
Je n'ai pas eu le courage de rester pour le déjeuner, pourtant j'étais invité et j'aurais pu ainsi rencontrer encore d'autres, leur parler davantage. Non seulement pour ne pas payer plus de parking, mais probablement j'étais déjà trop remplie de tout ce que j'avais vécu en si peu de temps.
J'ai porté un sac entier des livres diverses, je suis revenue quand même - comment ai-je pu résister - avec un livre: Visites inattendues, instants magiques à Londres.

L'étiquette collé dessus dit: Livre voyageur.

A l'intérieur il y a un numéro pour suivre son voyage, lire les opinions de ceux qui l'ont lu déjà, mais aussi:
Bonjour cher lecteur!
Je ne suis pas un livre habituel. Je voyage et passe de main en main, au fil des rencontres. Emporte moi, lis moi, et relâche-moi pour que je continue ma route.
N'oublie pas d'aller sur le site pour signaler que tu m'as trouvé et pour dire où tu m'as libéré. Tu pourras aussi voir qui m'a lu et ce qu'on a pensé de moi.
J'ai compris soudain l'importance des étiquettes. Pas tant pour le numéro et le 'suivre' mais surtout pour expliquer l'action et inciter les autres à le prendre, le lire, à le passer à un autre ensuite.
Mais, mais j'attendrai encore quelques semaines, voir mois, pour passer mon petit livre tout mince à quelqu'un d'autres! Il propose plus de 20 promenades "non touristiques" à Londres. Soudain, j'ai envie d'y aller et avoir le temps et loisir de découvrir cette ville.
Hier soir, je m'y suis déjà mise à le lire et j'imaginais les lieux décrits et moi m'y promener et prendre des photos aussi bien sûr. Buvant du thé au lait, goûtant les beigels polonais. Comme il se devait, l'aventure se termine dans la pâtisserie de Louis, un immigré hongrois avec un fort accent,à 32, Heath street, Hamstead, tout au nord du Londres.
Du centre de Paris et le Pont des Arts, je suis arrivée en quelques heures loin! Même si, en partie, n'est pour le moment que dans mon imagination, ce n'est pas étonnant que je me suis sentie épuisée à la fin.





















